Waseskun (en production), réalisateur Steve Patry 

Le taux d’incarcération pour les autochtones au Canada est dix fois plus élevé que celui des non autochtones. Alors qu’ils représentent environ 4% de la population canadienne, les Premières nations, Métis et Inuits représentent 23,2% de la population carcérale. Cette surreprésentation des peuples autochtones dans le système correctionnel canadien s’intensifie au fil des ans.

Véritable alternative à l’incarcération, le centre de guérison Waseskun contraste énormément avec les murs gris bétonnés et les barreaux d’acier des pénitenciers habituels. Construit sur un terrain de quatre acres, jouxté d’une forêt et d’un lac, cette prison ne possède aucun grillage ni barbelés, aucune clôture ni tour de garde. Pourtant, c’est le domicile de plus de 35 «indiens», des hommes tenaces et déterminés à faire face à leurs démons et aux crimes violents qu’ils ont commis, cherchant ici la voie de la guérison.

Le film nous fera pénétrer entre les murs de ce microcosme en dévoilant progressivement  les rouages d’un univers singulier. En partageant la vie des résidents et des intervenants, le spectateur sera invité à vivre au rythme de ce long processus de guérison, dans toute sa sagesse comme dans toute sa dureté, dans tout ce qu’elle a de lumineux et de sombre à la fois.

De prisons en prisons (2014), documentaire, réalisateur Steve Patry 

À chaque mois au Québec, des centaines de détenu(e)s retrouvent leur liberté après avoir purgé leur peine. Que deviennent ces détenu(e)s une fois libéré(e)s? Et quelle liberté retrouve-t-il de l’autre côté des barreaux ? De prisons en prisons documente le parcours de différent(e)s ex-détenu(e)s qui tentent de réintégrer la société. Du petit voleur récidiviste à la fraudeuse, du vendeur de drogues à la personne ayant commis un homicide, ce projet documentaire donne l’occasion à différents ex-détenu(e)s de s’exprimer sur leur quotidien précaire, leur avenir incertain et leur passé trouble. Sans fard ni faux-fuyant, sans complaisance ni voyeurisme, le film témoigne de ce moment fragile où l’espoir d’un recommencement peut basculer dans le meilleur comme dans le pire.

 Seules, les pierres n’arrêteront pas l’occupation (2011), documentaire, 13 minutes, réalisateur Santiago Bertolino et Steve Patry

Bil’in est fracturé par le Mur de séparation. Lors de sa construction en 2005, 60% des terres agricoles de leur village furent confisquées par les autorités israéliennes. Depuis ce jour, un mouvement de résistance pacifique est né afin de s’opposer à ce mur et à l’implantation des colonies israéliennes sur leurs terres cultivables. Dans ce court documentaire, les cinéastes Santiago Bertolino et Steve Patry brosse le portrait d’une famille de résistants et aborde la thématique de l’éducation sous occupation.

Osoyoos (2009), documentaire, 45 minutes, réalisateur Steve Patry

Nicolas est posté sur l’autoroute 20, le pouce levé. Sa destination; l’Ouest canadien.  Armé d’une guitare, d’un sac à dos et d’une tente, Nicolas poursuit la tradition du voyage transcanadien en auto-stop à laquelle ses parents ont participé il y a plus de 30 ans. C’est au fil des rencontres, des temps morts et de certaines adversités, que se dresse le portrait d’un homme critique face à l’idéologie dominante, de ses aspirations idéalistes, et de son histoire familiale peu banale.

 titre 2

photogramme 1